Nature Communications publie davantage de spécifications de figures que la plupart des titres du Nature Portfolio, et beaucoup moins de statistiques éditoriales. Les largeurs de colonne, les seuils en pixels et l’épaisseur minimale de trait y figurent ; le taux d’acceptation, nulle part. Écrit pour les auteurs qui pèsent une offre de transfert depuis Nature, et pour ceux qui préparent des figures selon une consigne qui se contredit d’environ 7 dpi.

Les indicateurs de Nature Communications en un coup d’œil
Tous les chiffres ci-dessous proviennent de la page Journal Metrics de la revue, qui reprend l’ensemble des indicateurs Clarivate et non le seul nombre que citent la plupart des sites. Le Journal Impact Factor, le JIF sur 5 ans, l’Immediacy Index, l’Eigenfactor et l’Article Influence Score sont calculés par Clarivate et publiés dans les Journal Citation Reports ; le SNIP et le SJR sont calculés à partir des données Scopus, respectivement par le CWTS et par Scimago. La revue les reprend tous.
| Indicateur | Valeur | Année JCR |
|---|---|---|
| Journal Impact Factor | 18,1 | 2025 |
| Journal Impact Factor sur 5 ans | 18,9 | 2025 |
| Immediacy Index | 3,8 | 2025 |
| Eigenfactor Score | 1,64865 | 2025 |
| Article Influence Score | 5,590 | 2025 |
| Source Normalized Impact per Paper (SNIP) | 3,422 | 2025 |
| SCImago Journal Rank (SJR) | 4,904 | 2025 |
| Soumission à première décision éditoriale | 9 jours (médiane) | 2025 |
| Soumission à acceptation | 242 jours (médiane) | 2025 |
| Taux d’acceptation | non publié | — |
| Frais de publication (APC) | 5 490 £ / 7 350 $ / 6 150 € | en vigueur |
| Téléchargements | 349 945 839 | 2025 |
| Mentions Altmetric | 267 901 | 2025 |
| Abréviation | Nat Commun | — |
| ISSN | 2041-1723 (en ligne) | — |
La ligne de l’abréviation répond à une question plus cherchée que les indicateurs eux-mêmes. La revue la donne sous la forme Nat Commun, sans point, dans l’ours qui figure au bas de chacune de ses pages. Les styles bibliographiques qui ponctuent les titres abrégés écrivent Nat. Commun. ; les deux renvoient à la même abréviation ISO 4, et le choix appartient à votre style bibliographique, pas à la revue.
Quel est le facteur d’impact de Nature Communications ?
18,1, pour l’année JCR 2025.
Il s’agit du Journal Impact Factor à deux ans : les citations enregistrées en 2025 vers des travaux publiés par la revue en 2023 et 2024, divisées par le nombre d’éléments citables parus sur ces deux années. Le JIF sur 5 ans élargit la fenêtre à 2020-2024 et ressort légèrement plus haut, à 18,9.
Que ces deux valeurs tiennent dans un écart de 0,8 est l’élément intéressant. Une revue dont le chiffre à deux ans se situe nettement sous celui à cinq ans est citée sur une longue traîne, comme le sont les revues de méthodes. Une revue dont le chiffre à deux ans dépasse nettement l’autre est portée par quelque chose de récent. Nature Communications ne fait ni l’un ni l’autre, ce qui est attendu d’un titre publiant plusieurs milliers d’articles par an dans toutes les disciplines : l’agrégat reste stable parce qu’il porte sur un ensemble très vaste et très hétérogène.
Cette hétérogénéité explique aussi pourquoi le chiffre unique en dit moins ici que pour une revue spécialisée. Nature Communications publie en sciences de la vie, de la santé, sociales, physiques, chimiques et de la Terre. Un article de matière condensée et un article de génomique du cancer paraissent dans le même volume alors que leurs domaines citent à des rythmes qui diffèrent d’un facteur élevé, et le JIF fait la moyenne des deux. Pour comparer d’une discipline à l’autre, le chiffre à retenir est le SNIP, à 3,422, puisque normaliser selon les habitudes de citation du domaine citant est précisément sa raison d’être.
Si vous cherchez la valeur 2024 ou 2026 : les JCR paraissent une fois par an, et 18,1 est l’édition en cours. L’édition 2024 donnait une autre valeur pour la même revue, et celle de l’an prochain en donnera encore une autre. Un facteur d’impact cité se rattache à son année d’indicateur, pas à l’année civile où vous le lisez.
Nature et Nature Communications : où se situe la différence
Les titres diffèrent d’un mot, les revues de presque tout le reste. Springer Nature énonce lui-même la ligne de partage éditoriale, dans les consignes aux auteurs :
Nature Communications publishes high-quality papers from all areas of science that represent important advances within specific scientific disciplines but that might not necessarily have the scientific reach of papers published in Nature and the Nature research journals.
Le critère est la portée, non la qualité. Un article peut être techniquement irréprochable et important pour sa communauté, et rester un article pour Nature Communications plutôt que pour Nature parce que son lectorat tient dans une discipline au lieu de toutes.
| Comparaison | Nature | Nature Communications |
|---|---|---|
| Journal Impact Factor (2025) | 56,1 | 18,1 |
| JIF sur 5 ans (2025) | 56,7 | 18,9 |
| Médiane jusqu’à la première décision | 8 jours | 9 jours |
| Médiane jusqu’à l’acceptation | 321 jours | 242 jours |
| Modèle d’accès | abonnement, avec option libre accès | libre accès intégral |
| Frais de publication | variables selon la voie | 5 490 £ / 7 350 $ / 6 150 € |
| Taux d’acceptation publié | environ 8 % | non publié |
| Rapports d’évaluation publiés | non | oui, obligatoire depuis novembre 2022 |
| Demandes préalables | acceptées | non examinées |
Deux de ces lignes changent ce que vous faites réellement.
Nature Communications n’examine pas les demandes préalables. Sa page consacrée au type Article le dit sans détour et l’explique : la rédaction préfère décider avec l’ensemble des éléments sous les yeux. Si vous avez l’habitude d’envoyer à un éditeur de Nature un résumé et un paragraphe pour tâter le terrain, cette voie n’existe pas ici. Vous soumettez le manuscrit complet, ou rien.
Un transfert emporte les rapports d’évaluation avec lui. Lorsqu’un article est refusé par une autre revue Nature, l’éditeur qui l’a suivi envoie un lien vers un service de transfert automatique. Les commentaires des évaluateurs, y compris les remarques confidentielles adressées à l’éditeur, ainsi que leur identité, voyagent alors avec le manuscrit jusqu’à l’éditeur qui le reçoit. Vous pouvez refuser et demander une évaluation neuve, mais ce choix se fait au moment de la soumission initiale et ne peut plus être modifié ensuite. Un article ayant récolté un rapport hostile chez Nature gagne à repartir sur une évaluation neuve ; un article ayant récolté trois rapports globalement favorables et une demande d’expérience de contrôle gagne le plus souvent au transfert, puisqu’un travail jugé de grande qualité peut parfois être accepté sans nouvelle évaluation.
Le reste de la comparaison figure dans notre guide du facteur d’impact et des règles de figures de Nature, qui traite des spécifications de la revue mère, dont la règle des 5 à 7 pt que celle-ci se garde d’énoncer.
Les revues Communications forment une famille distincte
Les recherches portant sur « Nature Communications Biology » ou « Nature Communications Medicine » visent des revues dont le nom réel ne comporte pas le mot Nature. Elles s’appellent Communications Biology, Communications Medicine, et comptent six sœurs. Chacune est une revue du Nature Portfolio en libre accès intégral, avec ses propres éditeurs, son propre périmètre et ses propres indicateurs, et aucune n’est une rubrique de Nature Communications.
| Revue | JIF (2025) | JIF sur 5 ans | Médiane jusqu’à la première décision (jours) | Médiane jusqu’à l’acceptation (jours) |
|---|---|---|---|---|
| Nature Communications | 18,1 | 18,9 | 9 | 242 |
| Communications Earth & Environment | 9,3 | 10,4 | 8 | 184 |
| Communications Materials | 9,1 | 9,7 | 4 | 146 |
| Communications Medicine | 7,4 | 7,5 | 9 | 288 |
| Communications Engineering | 7,0 | 7,1 | 7 | 211 |
| Communications Chemistry | 6,9 | 7,1 | 7 | 140 |
| Communications Psychology | 6,4 | 6,4 | 7 | 200 |
| Communications Biology | 5,8 | 6,3 | 6 | 217 |
| Communications Physics | 5,5 | 6,2 | 8 | 170 |
Ce sont les deux colonnes de délais qui donnent sa valeur à ce tableau. Communications Chemistry atteint l’acceptation en 140 jours médians contre 288 pour Communications Medicine, soit près de cinq mois d’écart entre deux revues séparées d’un demi-point de facteur d’impact. Communications Materials répond en 4 jours médians à la première décision, moins de la moitié du délai de Nature Communications elle-même, et le plus rapide du portefeuille.
Quelle que soit celle à laquelle vous soumettez, les spécifications de figures ci-dessous s’appliquent pour l’essentiel : ce sont les règles de production du Nature Portfolio, et les revues Communications héritent du même style maison.
Combien coûte une publication dans Nature Communications ?
La revue est en libre accès intégral : il n’existe donc ni voie par abonnement ni moyen d’y publier sans frais de publication. L’APC en vigueur est de 5 490,00 £ / 7 350,00 $ / 6 150,00 €, hors TVA ou taxes locales le cas échéant.
Trois précisions sur ce chiffre méritent d’être connues avant la soumission plutôt qu’après.
Le tarif est fixé à la date d’acceptation, non à celle de la soumission. Avec une médiane de 242 jours entre les deux, un article soumis cette année a de fortes chances d’être accepté sous la grille tarifaire de l’an prochain. Budgétez sur le chiffre à venir, pas sur celui affiché aujourd’hui.
Les demandes d’exonération ont une échéance, et c’est la soumission. Springer Nature accorde automatiquement exonérations et remises aux auteurs correspondants établis dans les pays du monde à plus faible revenu, et examine les demandes des autres au cas par cas en cas de besoin financier. Mais toutes les demandes discrétionnaires d’exonération ou de remise doivent être formulées au moment de la soumission du manuscrit ; celles présentées pendant l’évaluation ou après l’acceptation ne peuvent pas être examinées. Près d’un an d’évaluation n’est pas une fenêtre pour trouver le financement.
Le choix de licence a des conséquences. Les articles paraissent sous CC BY-NC-ND ou sous CC BY. La première autorise le partage à des fins non commerciales avec attribution et exige une autorisation pour la réutilisation commerciale et pour le partage de versions adaptées. La seconde autorise les deux, usage commercial compris. Plusieurs financeurs imposent CC BY, et ce choix détermine si quelqu’un peut légalement redessiner vos figures. Vérifiez vos conditions de financement avant de trancher.
Taux d’acceptation, délais et le chiffre que la revue ne publie pas
Nature Communications ne publie aucun taux d’acceptation. Ni sur sa page Journal Metrics, qui s’arrête après les sections citations, rapidité et usage ; ni dans ses consignes aux auteurs ; ni sur sa page consacrée au processus éditorial. Nature, à l’inverse, indique environ 8 % sur sa page de critères éditoriaux. Que la revue sœur publie ce chiffre fait du silence de celle-ci une décision plutôt qu’un oubli.
Des pourcentages circulent largement sur les sites agrégateurs. Aucun ne vient de la revue, aucun ne porte d’année d’indicateur, et nous ne les reprendrons pas. Ce que la revue publie, ce sont des durées :
- 9 jours jusqu’à la première décision éditoriale, médiane, 2025. L’essentiel de ce que mesure ce chiffre, ce sont des refus sans évaluation. L’indicateur est défini comme le délai entre la réception et le moment où la soumission part en évaluation ou est refusée : une réponse rapide y est donc plus souvent un refus qu’une victoire.
- 242 jours jusqu’à l’acceptation, médiane, 2025. Un peu moins de huit mois, et 79 jours de moins que Nature.
Deux règles de procédure pèsent sur ce second chiffre plus que tout élément scientifique. Les révisions ont une échéance indiquée dans la lettre de décision, en général deux mois, et un retour dans ce délai conserve la date de soumission d’origine. Et deux resoumissions au maximum sont examinées pour un même manuscrit, après quoi la décision devient définitive. Un troisième tour de « il nous faudrait encore une expérience de contrôle » n’existe pas ici.
La transparence de l’évaluation est elle aussi fixée et non optionnelle. Pour les soumissions reçues à partir du 1er novembre 2022, les commentaires des évaluateurs aux auteurs et les lettres de réponse des auteurs accompagnent chaque article de recherche original accepté, sous forme de supplementary peer review file, sans possibilité de refus. Rédigez la réponse en sachant qu’elle sera lue par d’autres que les évaluateurs.
Springer Nature est signataire de la San Francisco Declaration on Research Assessment et l’indique en tête de la page même où figure le 18,1. La première recommandation générale de DORA est de ne pas utiliser les indicateurs de revue comme mesure de substitution de la qualité d’un article, ni dans les décisions de recrutement, de promotion ou de financement ; la sixième demande aux revues de cesser de promouvoir le facteur d’impact, ou au moins de le présenter au sein d’un ensemble d’indicateurs. La déclaration rappelle aussi l’origine de la mesure : le Journal Impact Factor a été créé pour aider les bibliothécaires à choisir les revues à acheter, et les distributions de citations à l’intérieur d’une revue sont fortement asymétriques. C’est pourquoi une moyenne de revue dit si peu d’un article qui y paraît.
Limites de mots, nombre de figures et ce qui compte comme display item
Nature Communications publie la recherche originale dans un seul format, les Articles, dont la longueur va de la note courte à l’étude approfondie. Ni Letter, ni Report, ni Brief Communication. Toutes les limites ci-dessous proviennent de la page consacrée au type Article.
| Élément | Limite | Remarque |
|---|---|---|
| Titre | 15 mots au maximum | |
| Résumé | 200 mots au maximum | sans références |
| Texte principal | idéalement 5 000 mots | hors résumé, Methods, références et légendes |
| Methods | en général moins de 3 000 mots | |
| Références | environ 70 | un repère, pas un plafond |
| Légendes de figures | 350 mots chacune | placées après les références |
| Display items | 10 au maximum | figures et tableaux confondus |
| Display items sous 2 000 mots de texte | 4 au maximum | le quota suit la longueur |
| Fichier de première soumission | 30 Mo | texte et figures peuvent tenir dans un seul fichier |
| Fichiers supplémentaires | 30 Mo chacun, 150 Mo au total |
Le quota de display items est proportionnel plutôt que fixe, et la revue s’en explique : les display items doivent être composés, leur nombre doit donc rester en rapport avec la longueur du texte. Dix figures sur un article de 2 500 mots seront réduites, quelle que soit leur qualité individuelle.
Deux règles plus discrètes font trébucher plus souvent que les limites elles-mêmes. Les schemes n’existent pas. Une séquence de réactions chimiques ou de procédures expérimentales se soumet comme une figure légendée, pas comme un scheme. Et un nombre limité de graphiques de structures chimiques peut apparaître sans légende, chacun identifié par son nom, par une abréviation définie ou par un chiffre arabe en gras, la rédaction tranchant en dernier ressort sur leur placement et leur regroupement.
Quelle largeur doit avoir une figure pour Nature Communications ?
88 mm pour une colonne, 180 mm pour deux colonnes. La revue précise qu’un format à une ou deux colonnes est exigé : ce ne sont donc pas des repères dont on s’approche, ce sont les deux seules largeurs qui existent.
Elle donne aussi des seuils en pixels pour les images matricielles : au moins 1 040 pixels de large pour une colonne et au moins 2 080 pixels pour deux colonnes, marges blanches périphériques exclues.
Confrontez cela au minimum de 300 DPI énoncé dans la même section, et l’un des deux chiffres ne s’accorde pas avec lui-même. 88 mm font 3,46 pouces, et 1 040 px sur 3,46 pouces donnent exactement 300 dpi : le seuil d’une colonne est la conversion arrondie au supérieur. 180 mm font 7,09 pouces, et 2 080 px sur 7,09 pouces donnent environ 294 dpi, soit moins que le minimum de la revue elle-même. Le chiffre de deux colonnes ressemble au chiffre d’une colonne doublé plutôt qu’à une conversion.
La résolution pratique tient en une ligne : construisez les figures deux colonnes à 2 126 px ou plus, ce qui correspond à 300 dpi sur 180 mm, et les deux règles sont satisfaites d’un coup. Ces 46 pixels supplémentaires ne coûtent rien et suppriment le seul endroit où la spécification se contredit.
| Largeur | Millimètres | Seuil en pixels indiqué | Pixels à 300 DPI réels | Pixels à 1 200 DPI pour le trait |
|---|---|---|---|---|
| Une colonne | 88 mm | 1 040 px | 1 040 px | 4 158 px |
| Deux colonnes | 180 mm | 2 080 px | 2 126 px | 8 504 px |
La hauteur n’est pas spécifiée directement, elle est bornée par la page. Les figures doivent être préparées pour tenir dans le format PDF, que la revue donne à 210 × 276 mm. C’est la largeur d’une A4 mais 21 mm de moins en hauteur, si bien qu’une figure pleine page construite sur un plan de travail A4 dépasse d’environ la hauteur d’une légende. Réglez le plan de travail sur 210 × 276 mm et la question disparaît.
Une dernière règle de taille figure en petits caractères sur la page de soumission, puis à nouveau sur celle du processus éditorial, ce qui indique en général que la revue a dû la faire respecter : les demandes raisonnables d’agrandissement sont examinées, mais la rédaction décide en dernier ressort de la taille des figures. Concevez pour 88 mm si le contenu le supporte, car c’est là qu’atterrit une figure limite.
Résolution, formats de fichier et la règle du trait d’un point
La règle de format se partage selon la matière de la figure, pas selon son sujet.
Traits, graphiques, courbes et schémas partent en vectoriel. EPS, AI ou PDF, enregistrés ou exportés directement depuis le logiciel qui les a produits. La revue précise que ces fichiers ne doivent être ni aplatis, ni compressés, ni convertis, ni enregistrés en bitmap, en JPEG ou dans un autre format non vectoriel. Elle préfère travailler avec des fichiers Adobe Illustrator mais accepte Word et PowerPoint. Lorsqu’un dessin au trait ne peut vraiment pas être fourni en vectoriel, il doit l’être à 1 200 DPI et préparé au format de page, soit 8 504 pixels sur deux colonnes : l’argument le plus convaincant de toute la consigne pour ne pas rastériser au départ.
Photographies et autres images matricielles partent en TIFF à 300 DPI au minimum, au plus près de la taille finale de page, en RVB pour la couleur. Si vous soumettez un fichier Word ou PowerPoint, les images qui y sont placées doivent être fournies en plus sous forme de TIFF distincts préparés de la même façon. La numérisation de sorties laser est explicitement écartée : la trame de points crée un moiré au scan.
Les règles typographiques et graphiques qui suivent se vérifient sur une figure terminée en quelques minutes :
- Le trait le plus fin de la figure finale doit faire au moins un point. C’est le seul seuil typographique chiffré de la revue, et il porte sur la figure imprimée : un filet qui tient à 180 mm peut disparaître une fois la figure composée à 88 mm.
- Lettrage sans empattement, Helvetica donnée en exemple, dans la même police et à une taille sensiblement identique pour toutes les figures d’un article.
- Les panneaux sont repérés par des lettres minuscules grasses a, b, c, au même corps que le reste du lettrage de la figure.
- Le lettrage est en minuscules, seule la première lettre de chaque étiquette prend une capitale.
- Une seule espace entre le nombre et l’unité, selon la nomenclature SI :
mset nonmsec. Les nombres de cinq chiffres ou plus prennent un séparateur de milliers. - Des barres d’échelle plutôt que des facteurs de grossissement, la longueur étant donnée dans la légende et non sur la barre.
- Fond blanc. Pas d’encadrements excessifs, pas de couleur inutile, pas d’histogrammes « gratte-ciel » en trois dimensions, pas de tracés très pixellisés.
- Les axes d’histogramme ne sont pas tronqués pour exagérer de faibles écarts.
- Les légendes s’appuient sur des repères visuels plutôt que verbaux. Décrivez le symbole, pas « les triangles rouges ouverts ».
Sur la couleur, la revue demande explicitement de recolorer les cartes thermiques, graphiques et schémas dont les couleurs vert et rouge ont été choisies arbitrairement, et nomme des paires accessibles : vert et magenta, turquoise et rouge, jaune et bleu. Recolorer des données primaires comme la fluorescence ou les pseudo-couleurs arc-en-ciel vers des combinaisons sûres est vivement encouragé sans être exigé : c’est donc un commentaire d’évaluateur en puissance plutôt qu’un motif de refus.
Les figures de chimie suivent une voie propre : utilisez le Nature Research Chemical Structures Guide et le gabarit ChemDraw, et soumettez les fichiers finaux à 100 % en .cdx. Les diagrammes stéréoscopiques sont présentés pour une vision divergente, les deux panneaux séparés d’environ 5,5 cm.
Ce que la revue ne précise pas, et quoi utiliser à la place
Trois éléments que les auteurs cherchent régulièrement sont tout simplement absents des consignes de Nature Communications. Le dire est plus utile que combler le vide avec un chiffre qui n’engagerait personne.
Aucune taille de police minimale pour le lettrage des figures. L’exigence est que le lettrage garde une taille et un contraste lisibles après réduction appropriée. Le guide de mise en forme de Nature, une autre revue du même portefeuille, donne un minimum de 5 pt, un maximum de 7 pt et des étiquettes de panneaux en 8 pt gras. Le repli est raisonnable et correspond à ce que les équipes de production du Nature Portfolio ont l’habitude de voir, mais c’est la règle de Nature, et aucune page de Nature Communications ne la reprend.
Aucun taux d’acceptation, comme indiqué plus haut.
Aucun quartile ni rang de catégorie JCR. La page Journal Metrics publie le JIF mais pas la position que ce JIF donne à la revue au sein de Multidisciplinary Sciences. Quartile et rang se trouvent dans les Journal Citation Reports eux-mêmes, produit sur abonnement de Clarivate ; si vous avez besoin du rang pour une demande de financement, c’est de là qu’il doit venir, et votre bibliothèque y a presque certainement accès.
Aucun gabarit Word. La revue indique clairement qu’elle n’en utilise pas. La mise en forme demandée est minimale : double interligne, une seule colonne, pas de justification, pagination en chiffres arabes en pied de page, polices standard et police de symboles pour les caractères grecs. Pour TeX/LaTeX, n’importe quelle classe standard convient — article.cls, revtex.cls, amsart.cls — en Computer Modern par défaut, les références étant collées dans le fichier .tex lui-même, les fichiers .bib BibTeX n’étant pas acceptés.
Les fichiers de gels et de blots qu’il faut remettre
C’est ici que la politique du Nature Portfolio mord le plus fort, et elle s’applique intégralement à Nature Communications.
Tout article de sciences de la vie publié dans une revue du Nature Portfolio doit fournir, avec la version finale acceptée, les images originales non traitées des gels et des western blots, et ces images non traitées sont publiées en Supplementary Information. Ni conservées de côté, ni disponibles sur demande : publiées.
Les règles de présentation qui vont avec :
- Un traitement comme le réglage de la luminosité et du contraste n’est acceptable que s’il est appliqué uniformément à l’image entière et de la même façon aux contrôles. Le contraste ne doit pas être ajusté au point de faire disparaître des données.
- Les outils de retouche — clonage, correcteur, toute fonction qui masque délibérément une manipulation — sont inacceptables.
- Les pistes réarrangées qui n’étaient pas adjacentes sur le gel doivent être signalées clairement, avec une limite visible entre elles, et le réarrangement mentionné dans la légende.
- Les contrôles de charge doivent être migrés sur le même blot. Lorsque les contrôles de traitement viennent d’un autre gel, la légende doit le dire.
- Un gel recadré doit conserver toutes les bandes importantes, et les gels très contrastés sont déconseillés car la surexposition peut masquer des bandes supplémentaires.
- La comparaison quantitative entre échantillons issus de gels ou de blots différents est fortement déconseillée ; lorsqu’elle est inévitable, la légende doit préciser que les échantillons proviennent de la même expérience ou d’expériences parallèles et que les gels ou blots ont été traités en parallèle.
Le Nature Portfolio effectue des contrôles ponctuels sur les images d’articles tirés au hasard, et la rédaction peut recourir à des logiciels de détection de manipulation. Indépendamment de cela, Nature Communications peut demander un source data file, au format Excel ou en dossier compressé, contenant au minimum les données numériques sous-jacentes à chaque graphique et courbe ainsi que les versions non recadrées des gels et blots présentés dans les figures, une feuille par figure, les images de blot étant collées et étiquetées par panneau et par anticorps utilisé.
En pratique, cela relève d’une habitude de classement plutôt que d’une compétence graphique. Le scan non traité qu’on vous demandera à l’acceptation a été réalisé huit mois plus tôt par la personne qui a fait migrer le blot. Conservez-le, nommé d’après le panneau qu’il deviendra.
Liste de vérification avant soumission
- Titre sous 15 mots, résumé sous 200 mots et sans références
- Texte principal autour de 5 000 mots, Methods sous 3 000
- Display items dans le quota : 10 au maximum, 4 si l’article fait moins de 2 000 mots
- Aucun scheme ; séquences de réactions et de procédures soumises comme figures légendées
- Chaque figure composée à 88 mm ou 180 mm, rien entre les deux
- Images matricielles à 300 DPI au minimum, au moins 1 040 px sur une colonne et 2 126 px sur deux
- Traits en EPS, AI ou PDF non aplatis ; 1 200 DPI seulement si le vectoriel est impossible
- Plan de travail réglé sur 210 × 276 mm pour toute figure pleine page
- Filet le plus fin de la figure à 1 pt au minimum à la taille imprimée finale
- Lettrage sans empattement, une seule police, un seul corps pour toutes les figures
- Étiquettes de panneaux en minuscules grasses a, b, c au corps du lettrage courant
- Barres d’échelle présentes, longueurs indiquées dans les légendes
- Associations vert et rouge recolorées
- Chaque légende sous 350 mots, toutes placées après les références
- Scans non traités des gels et blots retrouvés et nommés avant d’en avoir besoin
- Demande d’exonération ou de remise déposée avec le manuscrit, pas plus tard
- Évaluation neuve ou transfert tranché dès la soumission initiale, car c’est définitif
Questions fréquentes
Quel est le facteur d’impact de Nature Communications ? 18,1 pour l’année JCR 2025, avec un JIF sur 5 ans de 18,9, un Immediacy Index de 3,8, un Eigenfactor Score de 1,64865, un Article Influence Score de 5,590, un SNIP de 3,422 et un SJR de 4,904.
Quel est le taux d’acceptation de Nature Communications ? La revue n’en publie aucun, ni sur ses pages d’indicateurs, ni sur ses pages auteurs ou éditoriales. Elle publie la rapidité à la place : 9 jours médians jusqu’à la première décision éditoriale et 242 jusqu’à l’acceptation, pour 2025. Les pourcentages cités ailleurs ne sont pas ses chiffres.
À combien s’élève l’APC de Nature Communications ? 5 490,00 £ / 7 350,00 $ / 6 150,00 €, hors TVA ou taxes locales, fixée à la date d’acceptation et non à celle de la soumission.
Nature Communications est-elle la même revue que Nature ? Non. C’est une revue distincte du même portefeuille, en libre accès intégral, qui publie des avancées importantes au sein d’une discipline plutôt qu’à l’échelle de toute la science, avec ses propres éditeurs et sans comité de rédaction externe.
Quelle largeur de figure utilise Nature Communications ? 88 mm sur une colonne et 180 mm sur deux. Les figures doivent être fournies dans l’un de ces deux formats.
Quelle résolution exige Nature Communications ? 300 DPI au minimum pour les TIFF matriciels à la taille finale, 1 200 DPI pour les dessins au trait qui ne peuvent être fournis en vectoriel. Le vectoriel est préféré pour tous les traits, graphiques, courbes et schémas.
Combien de figures puis-je inclure ? Jusqu’à 10 display items, figures et tableaux confondus, proportionnés à la longueur du texte : pas plus de 4 pour un article de moins de 2 000 mots.
Nature Communications accepte-t-elle les graphical abstracts ? Les consignes de soumission n’en mentionnent aucun parmi les éléments d’un Article. Ce qu’elles proposent, c’est une featured image : les auteurs d’articles acceptés sont invités à soumettre une illustration pour l’image de la semaine, choisie pour son intérêt scientifique et son attrait esthétique, à fournir au moment de l’acceptation avec une courte légende.
Puis-je envoyer une demande préalable ? Non. La revue indique qu’elle ne les examine pas et qu’elle préfère décider avec le manuscrit complet en main.
Pour aller plus loin
L’indicateur de cette page se lit en dix secondes et confirme le plus souvent une décision déjà prise. Les spécifications prennent un après-midi et décident si cette décision vous coûtera un tour de production huit mois plus tard.
Derrière presque toutes les règles de figures ci-dessus se cache une même exigence sous des habits différents : la figure doit rester modifiable et rester lisible lorsqu’elle sera composée à 88 mm par quelqu’un qui n’a jamais vu vos données. Tracés vectoriels vivants, une police à un corps, des filets à leur épaisseur réelle, des barres d’échelle plutôt que des grossissements. Tout le reste en découle.
Si vous préparez une soumission pour un autre titre du Nature Portfolio, notre guide des exigences de figures de Scientific Reports traite l’autre extrémité du même portefeuille, une revue qui ne publie presque aucune spécification propre et les hérite toutes.
Pour la featured image et les graphiques de synthèse hors quota de figures, notre guide des exigences relatives aux graphical abstracts recense ce que les éditeurs demandent réellement et ce qu’ils en font.
Et si le goulot d’étranglement tient à l’outil plutôt qu’aux règles, notre comparatif des outils de figures dit franchement lesquels produisent les fichiers vectoriels non aplatis dont dépend chaque règle de cette page.
Références
- Nature Communications — Journal Metrics — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/journal-impactConsulté le 21 août 2026
- Nature Communications — Open Access Fees and Funding — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/article-processing-chargesConsulté le 21 août 2026
- Nature Communications — How to submit — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/submit/how-to-submitConsulté le 21 août 2026
- Nature Communications — Article (content type) — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/submit/articleConsulté le 21 août 2026
- Nature Communications — Guide to authors — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/submit/guide-to-authorsConsulté le 21 août 2026
- Nature Communications — Editorial process — Springer Naturehttps://www.nature.com/ncomms/submit/editorial-processConsulté le 21 août 2026
- Nature Portfolio — Image integrity and standards — Springer Naturehttps://www.nature.com/nature-portfolio/editorial-policies/image-integrityConsulté le 21 août 2026
- DORA — San Francisco Declaration on Research Assessment — DORAhttps://sfdora.org/read/Consulté le 21 août 2026
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